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Version de travail : textes à valider avec Madame et Monsieur Vergne.

VergnePeinture & couverture

Culture peinture

Une histoire des couleurs

Chaque teinte du nuancier porte une histoire de mines, de coquillages, de hasards de laboratoire — et parfois de poisons.

01

La frise

  1. Il y a plus de 30 000 ans

    Les ocres et le charbon

    Les peintures de la grotte Chauvet, en Ardèche, utilisent des ocres colorées par les oxydes de fer et des noirs de charbon de bois.

  2. IIIe millénaire avant notre ère

    Le bleu égyptien

    Souvent présenté comme le premier pigment de synthèse : un silicate de calcium et de cuivre, obtenu en chauffant ses ingrédients.

  3. Antiquité

    La pourpre

    Tirée de coquillages, les murex, il en fallait d’énormes quantités pour teindre une étoffe : la couleur du pouvoir.

  4. Moyen Âge et Renaissance

    L’outremer

    Broyé à partir du lapis-lazuli venu d’Afghanistan, plus cher que l’or, il était réservé aux sujets les plus précieux.

  5. XVIe siècle

    Le pastel de Toulouse

    La culture de la guède fait la fortune de Toulouse et du Lauragais, jusqu’à la concurrence de l’indigo.

  6. Début du XVIIIe siècle

    Le bleu de Prusse

    Découvert par hasard à Berlin, il devient l’un des grands bleus de la peinture.

  7. Fin du XVIIIe siècle

    L’ocre de Roussillon

    Dans le Vaucluse, l’extraction de l’ocre devient une industrie.

  8. 1828

    L’outremer de synthèse

    Jean-Baptiste Guimet obtient un outremer artificiel : le bleu le plus cher devient accessible.

  9. 1841

    Le tube de peinture

    Le peintre américain John Goffe Rand brevète le tube souple : la peinture sort de l’atelier.

  10. 1878

    La peinture aux silicates

    Adolf Keim brevète en Allemagne une peinture minérale qui fait corps avec la pierre et l’enduit.

  11. 1909

    La fin de la céruse

    En France, une loi prévoit l’interdiction de la céruse, un blanc de plomb, dans la peinture en bâtiment. Le dioxyde de titane finira par s’imposer comme blanc.

  12. 1927

    Le nuancier RAL

    En Allemagne, le RAL publie un nuancier normalisé : une couleur devient un code.

  13. 2012

    L’étiquette A+

    En France, les peintures portent une étiquette d’émissions dans l’air intérieur, de A+ (très faibles émissions) à C.

Questions

Questions fréquentes

Pourquoi dit-on « bleu outremer » ?

Parce que le lapis-lazuli dont on le tirait venait « d’outre-mer », des mines d’Afghanistan.

Qu’est-ce que la céruse ?

Un blanc de plomb, longtemps utilisé en peinture et toxique pour les peintres ; il a été interdit dans la peinture en bâtiment en France au début du XXe siècle.

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